La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

flickrfacebooktwitterdiggstumbleuponfeed

 lES DERNIERS ARTICLES PARUS

 
 

Présentation du projet BLacHP (2015-2019)

 

Présentation du projet ANR BLacHP : « Bactéries Lactiques combinées avec Hautes Pressions pour un procédé durable de stabilisation des produits carnés réfrigérés ».
 
Le projet BlacHP a permis d’étudier une nouvelle stratégie pour contrôler la qualité microbiologique des produits carnés prêts à consommer, avec une approche pluridisciplinaire, autour du fil rouge du développement de dés de jambon à teneur réduite en nitrites.
 
protusion 500
 
INTRODUCTION
 
En Europe, le marché des aliments prêts à consommer cuits et réfrigérés contenant de la viande est en constante augmentation (FMI, 2016). Ces aliments ont souvent subi des traitements thermiques doux avec des températures maximales atteignant 65 à 95 °C avant d’être conditionnés sous vide ou sous atmosphère modifiée, puis réfrigérés. Ces conditions de traitement, conçues pour maîtriser les flores végétatives indésirables, peuvent cependant donner un avantage sélectif au développement de bactéries sporulantes psychrotrophes potentiellement pathogènes des genres Bacillus et Clostridium (Notermans et al., 1990). Le contrôle de ces bactéries, en particulier les espèces des groupes des Bacillus cereus et des Clostridium botulinum non protéolytiques, devient donc un enjeu important pour la sécurité alimentaire (Rowswell, 2017). Dans les produits contenant de la viande, en particulier les produits à teneur en sel réduite et ayant une durée de conservation supérieure à 10 jours, l’addition de sels de nitrites à une concentration comprise entre 50 et 150 mg/kg est nécessaire pour inhiber la germination et la croissance de C. botulinum (EFSA, 2003). L’utilisation de conservateurs, tels que les nitrites dans les aliments, est cependant pointée du doigt par les consommateurs et les medias du fait de leur potentiel effet cancérigène (EFSA, 2017). Les professionnels des produits carnés sont donc incités à rechercher des alternatives à l’utilisation d’additifs, et en particulier des nitrites. La diminution des nitrites peut s’avérer problématique en raison de leurs propriétés technologiques (développement de la couleur rose et flaveur) et antibactériennes, et certains ajustements sont nécessaires pour maintenir la sécurité et la qualité des produits. Pour résoudre ce problème, des technologies alternatives doivent être investiguées.

Lire la suite...

Dossier spécial : présentation du projet BLacHP (2015-2019)

logo blachpViandes&Produits Carnés publient en exclusivité à partir d’aujourd’hui une présentation des travaux du projet ANR « Bactéries LACtiques et Hautes Pressions pour une stabilisation des produits carnés plus durable » (BLacHP).

Face à des consommateurs de plus en plus soucieux de la qualité de leur alimentation et pour répondre aux attentes du marché, les industriels de l’agroalimentaire se trouvent dans l’obligation d’adapter leur stratégie d’innovation en termes de produits et procédés pour répondre aux évolutions sociétales et réglementaires. Au cours de ces dernières années, le thème de la naturalité a fortement progressé avec des recettes sous la dénomination « Clean Label » ou , via la recherche de solutions alternatives aux additifs. La tendance actuelle du marché vise des produits plaisir, sains, pratiques, éthiques et authentiques. Quelle que soit la filière alimentaire, le défi de produire des aliments intégrant l’ensemble des critères, conciliant qualités sensorielle et sanitaire et si possible réduire le gaspillage n’est pas simple.  Ceci est particulièrement vrai pour les produits périssables d’origine animale tels que les produits carnés, les fromages/produits laitiers et les produits de la mer (Marie-Hélène Desmonts et al). Ces filières présentent une riche typologie de produits et procédés et une grande biodiversité microbienne qu’il est nécessaire de maîtriser et de piloter. Cette maîtrise passe obligatoirement par le développement de connaissances scientifiques et technologiques. Dans ce contexte, les technologies de conservation des aliments périssables, à l’aide de procédés biologiques et/ou physiques, voire la combinaison de plusieurs technologies de barrière représente une alternative qui peut apporter des réponses aux attentes des industriels et de la société et présagent des applications pour de futures innovations.
Le réseau RMT-ACTIA FLOREPRO (animé par l’ADIV), composé d’un consortium d’experts, issus de 4 filières agroalimentaires œuvre depuis 10 ans pour lever les freins et verrous liés à l’application des cultures protectrices à travers la mise en place de projet de recherches, fondamentaux et appliqués et via diverses actions structurantes. Le projet ANR Black-HP, coordonné par AgroSup Dijon, UMR PAM/PMB a impliqué plusieurs experts parmi lesquels des partenaires FLOREPRO. Il a eu comme objectif d’évaluer l’impact de l’effet combiné des hautes pressions et des cultures protectrices sur le comportement des bactéries sporulés (Jean-Marie Perrier et Cornet et Hélène Simonin).
Ce numéro spécial donne un aperçu des résultats marquants et met en évidence l’essor et la puissance des techniques de séquençage à haut débit qui ont révolutionné la vision de la microbiologie des aliments et appréhender la diversité des communautés bactériennes. Ces techniques ont permis le développement de microbiotes complexes comme modèle dans la compréhension des interactions microbiennes dont les Les avantages et les limites sont illustrés dans ce numéro (Monique Zagorec et al.). 
De manière pratique, pour un modèle de produit carné, l’effet combiné des hautes pressions et de cultures productrices de bactériocines offre une perspective de la réduction des teneurs en nitrites de sodium dans le jambon (Rakotondramavo et al.) ou dans la maîtrise du risque Listeria monocytogenes et des bactéries d’altération sporulantes psychrophiles (Stéphane André et al).
Enfin, l’impact environnemental de l’application de ces nouvelles technologies de conservation doit être évalué. Ainsi, la comparaison du cycle de vie du jambon cuit traité au moyen des deux techniques combinées au cycle de vie de mode de production conventionnel n’a pas mis en évidence un impact environnemental additionnel car l’impact le plus significatif reste lié à l’amont de la production et notamment l’élevage porcin (Gaëlle Petit et al).
 

Viandes sous vide : les indicateurs microbiologiques actuels sont-ils fiables ?

 

Les méthodes de référence utilisées pour les viandes de bœuf conditionnées sous vide sont-elles appropriées au dénombrement des indicateurs microbiologiques ?
 
Les dépassements de seuil de conformité de contamination de surface de muscles et viandes piécées conditionnés sous vide en fin de conservation sont souvent liés au surdéveloppement d’entérobactéries, notamment de Hafnia alvei. Par contre, les sous-développements apparents de flore lactique sont en fait le résultat d’une sous-estimation des bactéries présentes à cause de l’exclusion de Carnobacterium sp. et de Lactococcus piscium par la méthode de dénombrement de référence.
 
protusion 500
INTRODUCTION
 
Afin d’augmenter la durée de conservation des muscles et des viandes tout en permettant d’optimiser leurs qualités organoleptiques, le conditionnement sous vide a été développé à partir des années 1970 (Brodin et al., 1984). Il est reconnu que, sur le plan microbien, la bonne conservation des produits bovins sous vide est caractérisée par le développement de la flore lactique, devenant rapidement majoritaire, associée à la stabilisation, voire à la diminution, des flores d’altération (entérobactéries, notamment) dans les 10 jours qui suivent le conditionnement (Cartier, 1997 ; Geneix, 1986). En conséquence, les acteurs de la filière ont basé les critères de référence sur les groupes bactériens suivants : la flore aérobie mésophile pour évaluer le niveau global de contamination microbienne, les entérobactéries en tant qu’indicateur d’hygiène et de germes d’altération et la flore lactique dont le développement majoritaire est un indicateur de bonne conservation sous vide (Critères Microbiologiques d’Hygiène des Procédés, 2009). 

Lire la suite...

Caractérisation biochimique des produits d'abattage en vue de leur valorisation économique

 

Analyse de la composition biochimique et calcul des rendements d’extraction des protéines et des lipides des sous-produits d’abattage des animaux de boucherie en vue de leur valorisation économique sur des marchés à haute valeur ajoutée.
 
Cette étude met à disposition une première base de données françaises de la composition biochimique de 48 sous-produits de gros bovins, de veaux et d’ovins, ainsi que de leurs rendements d’extraction sous forme de protéines et de graisses par traitement dit de fonte. Ces données sont discutées sous l’angle de la valorisation marchande des coproduits et de l’accessibilité à des nouveaux marchés de valorisation.
 
Caracterisation 500
 
INTRODUCTION
 
Depuis la crise de l’ESB, la valorisation des coproduits est un réel problème économique pour les abattoirs de toutes espèces. Si quelques sites spécialisés de grosse taille ont opté pour une valorisation in situ, la plupart des abattoirs français sont tributaires des prix d’achat ou des coûts d’enlèvement que leur proposent les sociétés de collecte (fondeurs, équarrisseurs), sans avoir réellement connaissance de leurs valeurs, indépendamment de leur catégorie (C1, C2 ou C3) définies par le règlement européen 1069/2009 du 21 octobre 2009 (cf. Figure 1 sur les définitions  des co-produits et des sous-produits animaux produits au stade de l’abattoir).
Avec l’éradication progressive de la maladie ESB, la réglementation relative au traitement des coproduits évolue. A titre d’exemple, le règlement européen (CE) 2015/728 du 7/05/2015 a allégé la liste des parties devant être retirées à l’abattoir. Le statut sanitaire de la France est au stade de « risque ESB maîtrisé » (Office Internationale des Epizootie, 2017), et de nouvelles perspectives s’ouvrent pour mieux valoriser les coproduits par les abattoirs ou auprès de leurs prestataires.

Lire la suite...

Alimentation à base de concentrés pour les bovins en croissance et en finition

 

Quelle complémentation alimentaire en concentrés chez les bovins en croissance et en finition pour maximiser le revenu des éleveurs ?
 
Le niveau optimum d’une complémentation alimentaire en concentrés pour les bovins à viande pendant les périodes hivernales à l’intérieur dépend de la réponse animale (kg de gain / kg de concentré), du taux de substitution des fourrages et du prix relatif des produits animaux et des aliments pour les bovins. La valeur alimentaire (et économique) des ingrédients alimentaires dérivés des sous-produits dépend des pratiques alimentaires, notamment des apports de concentrés.
 
Irlande 2 800
 
INTRODUCTION
 
In beef production systems, feed provision is the single largest direct cost incurred, accounting for approximately 75% of total costs of production; therefore, small improvements in feed efficiency can have a relatively large influence on farm profitability. Additionally, feed efficient cattle excrete fewer nutrients, and produce less gaseous emissions, to the environment (Kenny et al., 2018).
Due to the considerably lower comparative cost of grazed grass as a feedstuff, beef production systems should aim to increase animal output from grazed pasture. However, the seasonality of grass growth and inclement grazing conditions means that an indoor ‘winter’ period, of varying duration, is inevitable on all Irish farms and the main feed costs on beef farms relate to this period, and especially when feeding finishing cattle. For example, even in grass-based, suckler calf-to-steer beef systems on research farms, grazed grass, grass silage and concentrate account for 65%, 27% and 8%, respectively, of feed Dry Matter (DM) intake annually.

Lire la suite...


qrcode vpc

Pour Accéder au site V&PC depuis votre smartphone,
veuillez scanner ce flashcode.


Mentions légales

Politique de confidentialité

Contacter VPC

  • Adresse :    ADIV - 10, Rue Jacqueline Auriol
    ZAC du Parc Industriel des Gravanches
    63039 CLERMONT-FERRAND cedex 2