Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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Résumés - Bien-Etre animal

Dans le cadre de l’abattage, l’étourdissement des bovins se fait à l’aide d’un pistolet à tige perforante. Dans une précédente étude, nous avons a simulé différentes trajectoires de tir, en utilisant des têtes de bovins de races allaitantes récupérées immédiatement après abattage. Il s’agissait de déterminer les repères externes sur la tête des bovins permettant d’identifier la position de tir qui maximise la probabilité de léser le Système Réticulé Activateur Ascendant (SRAA), et ainsi, la probabilité d’induire un état d’inconscience profond et irréversible. Dans ce même cadre, la présente étude a sélectionné dans un abattoir commercial, des têtes de bovins présentant, zéro, un ou plusieurs indicateurs de risque de conscience après l’étourdissement par tige perforante. L’analyse des têtes des bovins montre que la probabilité d’indicateurs de risque de conscience est plus élevée lorsque le SRAA est macroscopiquement intact. L’analyse montre également une association entre la présence de nystagmus et la respiration. Enfin, l’étude a permis d’identifier des pistes d’amélioration du positionnement et de l’orientation des tirs en abattoir.

Abattage avec et sans étourdissement : évaluation pratique de l’inconscience (partie 2).

Il est essentiel d’évaluer l’état d’inconscience des animaux pendant l’abattage. Ces évaluations ont lieu après l’application d’une technique d’étourdissement ou après l‘égorgement pour les abattages sans étourdissement, et ce jusqu’à la fin de l’égouttage. Les indicateurs utilisés sont essentiellement les mêmes pour les différentes méthodes. Cependant, ils ne doivent pas tous être contrôlés aux mêmes moments et leur interprétation n’est pas non plus identique pour l’ensemble des méthodes utilisées. Cette revue décrit les différents circuits cérébraux qui contrôlent les indicateurs de conscience et de l’inconscience, leur interprétation et la façon dont ils peuvent être utilisés pour les différentes méthodes d’abattage. Elle décrit également certaines réactions physiologiques ainsi que des points de vigilance spécifiques pour les différentes méthodes.
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Edito

Le salon de l’Agriculture à l’heure de la science animale

Même sans bovins -ni volailles-, l’édition 2026 du salon international de l’Agriculture constituera un nouveau temps fort pour les filières animales mais aussi pour les sciences qui y sont attachées. Dans un contexte économique difficile, des moments d’échanges scientifiques visant à mieux comprendre et anticiper les enjeux d’avenir de l’élevage et de la viande en France seront proposés aux quatre coins du salon. Sur le stand de l’Acta (Hall 5.2 Stand B045), des ingénieurs de l’Idele et de l’Ifip animeront des conférences pendant toute la durée du salon, par exemple (le 25/2) sur le projet Ambitions Elevages, lauréat de l’appel à projet "Transitions et Souveraineté". Pendant 9 jours, de nombreux scientifiques INRAE (Hall 5.2, stand B051) se relaieront de leur côté pour présenter leurs travaux. Parmi les conférences particulièrement attendues, celles sur "L’avenir de l’élevage : recherches et innovations pour une trajectoire durable" avec le GIS Avenir élevages (le 24/2). De récents travaux INRAE sur la qualité sensorielle de la viande bovine sont également à noter.
D’autres temps forts professionnels jalonneront cette édition particulière. Lundi 23 février, les représentants des filières porc, volailles, œuf, lapin et palmipèdes gras présenteront sur le stand d’Inaporc (Hall 1, stand M23) leur "manifeste commun pour la reconquête et le maintien de la souveraineté française" et les 15 mesures qu’ils jugent indispensables pour rétablir ou maintenir la souveraineté alimentaire dans leur secteur. Sur le stand de la filière élevage et viande (celui d’Interbev, Hall 1, stand E52), les métiers de la boucherie seront particulièrement mis à l’honneur. A deux reprises, (les 23 et 27 février), l’Equipe de France championne du monde en 2025 offrira une démonstration de l’art de la découpe bouchère à la française, récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel national par le ministère de la Culture. Un patrimoine bien vivant comme le montrera à quelques pas de là, sur le ring bovins (le 23/2), le grand Concours national de boucherie inter-régions.
Bref, un programme riche et éclectique pour les visiteurs de cette 62e édition, à l’image de ce numéro de Viandes & Produits Carnés. Nous vous proposons des articles sur "l’intérêt des extraits de levure pour produire des saucissons secs sans conservateurs", sur "les principes, les limites et les perspectives de la "viande de culture"", sur "la relation entre l'apport et les sources de protéines alimentaires et le taux de changements longitudinaux dans la structure cérébrale" et encore sur "les effets prébiotiques et probiotiques de la merguez enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire". A noter enfin la présentation d’un ouvrage d’actualité que nous vous invitons vivement à vous procurer : "La Viande n’a pas dit son dernier mot". Rédigé par Marie-Pierre Ellies-Oury, qui a publié de nombreux articles dans VPC ces dernières années, il invite à "une lecture scientifique et nuancée des enjeux nutritionnels, environnementaux et sociétaux liés à la viande et à l’élevage". Un programme qui va comme un gant à notre revue. Une prochaine séance de l’Académie de la viande conjointement avec l’Association française de zootechnie est prévue sur ce thème le 15 avril.

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN