Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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Résumés - Process et Technologies

La mission, conduite par le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), s'est concentrée sur l'analyse du dispositif génétique français (DGF) concernant les ruminants. L'objectif était d'accompagner les professionnels vers une feuille de route stratégique, en inversant l'approche traditionnelle : partir des besoins des éleveurs plutôt que de la technique. La quadruple ambition identifiée vise une filière génétique performante pour favoriser la compétitivité des éleveurs et entreprises agroalimentaires, contribuer à la transition agroécologique et renforcer la résilience, capter en France le maximum de valeur ajoutée et passer en mode décisionnaire et opérationnel. A l’issue de ses travaux, la mission a formulé sept recommandations principales.

L'ajout de spiruline (Arthrospira platensis) dans les saucisses de dromadaire conditionnées sous vide a permis de prolonger leur durée de conservation de 20 à 35 jours, alors que le groupe témoin était totalement altéré dès le 5ème jour de conservation. Cette étude a donc mis en évidence le potentiel de la spiruline, en tant qu'ingrédient naturel, grâce à sa composition riche et à ses effets antioxydants et antibactériens, pour constituer une source de substances bénéfiques dans le domaine de conservation des aliments. Elle permet également d'envisager une nouvelle approche pour la production d'une saucisse fonctionnelle de type Merguez susceptible de plaire au consommateur.

L'objectif de cette étude était d'examiner l'effet de l'ajout de spiruline (Arthrospira platensis) en poudre (SP) dans des Merguez élaborées exclusivement à partir de viande de dromadaire (Camelus dromedarius), et d'évaluer ses propriétés prébiotique et probiotique. L'étude du potentiel prébiotique a suggéré que l'ajout de SP aux saucisses de dromadaire favorisait la croissance de souches probiotiques capables d'inhiber la croissance de micro-organismes pathogènes tels que Staphylococcus aureus et Escherichia coli O157:H7. En conclusion, cette étude a mis en évidence le potentiel de la SP, en tant qu'ingrédient naturel, grâce à sa composition riche et à ses effets prébiotiques, pour constituer une source de substances bénéfiques pour la santé humaine. Elle offre également une approche alternative pour la production d'une nouvelle saucisse traditionnelle de type Merguez.

L'infrastructure de recherche LIPH4SAS (« Livestock Phenotyping for Sustainable Agroecological Systems ») est dédiée au phénotypage animal, en vue de promouvoir la transition vers des systèmes agricoles et alimentaires plus durables, basés sur des principes agroécologiques. LIPH4SAS se compose de huit unités expérimentales (quatre pour les ruminants, deux pour les porcs et deux pour les truites). Il comprend également une plateforme pour l'étude approfondie de la physiologie animale et un groupe d'ingénieurs chargés de la gestion des données et du développement d'outils de phénotypage. LIPH4SAS comprend des compétences et des outils pour un phénotypage détaillé et multi-échelle (par exemple, chirurgie, imagerie in vivo et ex vivo, chambres respiratoires) et un phénotypage horizontal de grands groupes d'animaux (par exemple, abattoirs ; équipement pour mesurer la croissance, l'ingestion d'aliments, l'efficacité de l'utilisation des aliments, la composition corporelle, le comportement, la santé, la qualité des produits et les émissions de gaz à effet de serre). LIPH4SAS vise à fournir un service global qui favorise l'interaction entre les communautés scientifiques, harmonise les pratiques afin de garantir les plus hauts niveaux d'expertise et d'éthique possibles en matière d'expérimentation animale et de bien-être, encourage l'innovation dans le domaine de la science animale et facilite l'accès et l’utilisation des données (principes FAIR).

L’analyse bibliographique de quarante études traitant de la qualité de la viande du male entier (ME) montre que le passage de la production de mâle castré à la production de mâle entier affecterait très peu les propriétés de la viande. La grande majorité des articles concluent sur une équivalence au niveau des principaux indicateurs de qualité de viande tels que le pH1, le pHu et la couleur (L*, a*, b*) entre les viandes de mâle entier, mâle castré et femelle. En revanche, pour deux critères de qualité de viande que sont les pertes d’exsudat et les pertes à la cuisson dans les muscles de la longe, les résultats sont plus contrastés avec parfois une dégradation de ces critères pour les porcs mâles entiers. Ces doutes pourraient être levés avec la mise au point d’un protocole de comparaison dédié dont les effectifs seraient adaptés en fonction des besoins de puissance statistique pour ce type de données (exsudat, pertes à la cuisson, texture après cuisson). Les données manquent également dans la bibliographie internationale concernant la fréquence de déstructuration des jambons.

Partie 3. Mieux comprendre les consommateurs et restaurer la confiance dans la science.

Cet article est le dernier d’une série de trois qui rendent compte du 70ème Congrès International des Sciences et Technologie de la Viande (International Congress of Meat Science and Technology: ICoMST), qui s’est tenu au Brésil, à Foz do Iguaçu, du 18 au 23 août 2024. Placé sous le signe d’une production de viande responsable, l’évènement prévoyait d’aborder les moyens d'améliorer la production et la transformation de la viande et des produits carnés tout en minimisant l'impact sur l'environnement, en garantissant le bien-être des animaux et en maintenant la qualité et la sécurité de ces aliments pour les consommateurs. Cette ultime partie aborde les sessions 12, 13 et 14 sur les transformateurs, les consommateurs et les enjeux sociétaux. De plus amples informations sur le congrès sont disponibles sur le site Internet dédié (https://www.icomst2024.com/).

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Edito

Le salon de l’Agriculture à l’heure de la science animale

Même sans bovins -ni volailles-, l’édition 2026 du salon international de l’Agriculture constituera un nouveau temps fort pour les filières animales mais aussi pour les sciences qui y sont attachées. Dans un contexte économique difficile, des moments d’échanges scientifiques visant à mieux comprendre et anticiper les enjeux d’avenir de l’élevage et de la viande en France seront proposés aux quatre coins du salon. Sur le stand de l’Acta (Hall 5.2 Stand B045), des ingénieurs de l’Idele et de l’Ifip animeront des conférences pendant toute la durée du salon, par exemple (le 25/2) sur le projet Ambitions Elevages, lauréat de l’appel à projet "Transitions et Souveraineté". Pendant 9 jours, de nombreux scientifiques INRAE (Hall 5.2, stand B051) se relaieront de leur côté pour présenter leurs travaux. Parmi les conférences particulièrement attendues, celles sur "L’avenir de l’élevage : recherches et innovations pour une trajectoire durable" avec le GIS Avenir élevages (le 24/2). De récents travaux INRAE sur la qualité sensorielle de la viande bovine sont également à noter.
D’autres temps forts professionnels jalonneront cette édition particulière. Lundi 23 février, les représentants des filières porc, volailles, œuf, lapin et palmipèdes gras présenteront sur le stand d’Inaporc (Hall 1, stand M23) leur "manifeste commun pour la reconquête et le maintien de la souveraineté française" et les 15 mesures qu’ils jugent indispensables pour rétablir ou maintenir la souveraineté alimentaire dans leur secteur. Sur le stand de la filière élevage et viande (celui d’Interbev, Hall 1, stand E52), les métiers de la boucherie seront particulièrement mis à l’honneur. A deux reprises, (les 23 et 27 février), l’Equipe de France championne du monde en 2025 offrira une démonstration de l’art de la découpe bouchère à la française, récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel national par le ministère de la Culture. Un patrimoine bien vivant comme le montrera à quelques pas de là, sur le ring bovins (le 23/2), le grand Concours national de boucherie inter-régions.
Bref, un programme riche et éclectique pour les visiteurs de cette 62e édition, à l’image de ce numéro de Viandes & Produits Carnés. Nous vous proposons des articles sur "l’intérêt des extraits de levure pour produire des saucissons secs sans conservateurs", sur "les principes, les limites et les perspectives de la "viande de culture"", sur "la relation entre l'apport et les sources de protéines alimentaires et le taux de changements longitudinaux dans la structure cérébrale" et encore sur "les effets prébiotiques et probiotiques de la merguez enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire". A noter enfin la présentation d’un ouvrage d’actualité que nous vous invitons vivement à vous procurer : "La Viande n’a pas dit son dernier mot". Rédigé par Marie-Pierre Ellies-Oury, qui a publié de nombreux articles dans VPC ces dernières années, il invite à "une lecture scientifique et nuancée des enjeux nutritionnels, environnementaux et sociétaux liés à la viande et à l’élevage". Un programme qui va comme un gant à notre revue. Une prochaine séance de l’Académie de la viande conjointement avec l’Association française de zootechnie est prévue sur ce thème le 15 avril.

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN