Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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DERNIERS ARTICLES PARUS

Economie-Consommation

 
À propos de l’ouvrage : La viande n’a pas dit son dernier mot, la vérité sur un aliment essentiel.

Au cœur de débats souvent polarisés, la place de la viande est fréquemment abordée à travers des arguments simplifiés ou partiels. La Viande n’a pas dit son dernier mot, la vérité sur un aliment essentiel, ouvrage paru en janvier 2026 (Editions du Rocher) propose une lecture scientifique et nuancée des enjeux nutritionnels, environnementaux et sociétaux liés à la viande et à l’élevage, en s’appuyant sur l’état actuel des connaissances et en dépassant les oppositions caricaturales. L’auteure propose ici une synthèse de son argumentation.

 
Evaluation des impacts économiques, territoriaux et environnementaux de la décapitalisation bovine en France.

Alors que la filière bovine est touchée par un mouvement de décapitalisation sans précédent, l’étude cherche à quantifier et à qualifier les impacts principaux liés à cette réduction de cheptel. Au-delà des impacts macro-économiques, certains territoires pourraient être durement touchés par ces évolutions. (Cet article est le quatrième d’une série de cinq issus des interventions scientifiques aux Matinales de la Recherche 2025 d’Interbev, le 25 mars 2025).

I. CONTEXTE ET OBJECTIFS

Depuis 2016, un mouvement de décapitalisation s’est amorcé au niveau de l’élevage bovin. Depuis trois ans, il s’est accéléré et cette évolution pourrait remettre en cause les grands équilibres de la filière, mais aussi les aménités induites par la filière.

 
Compte-rendu du 4ème Forum international sino-français sur le développement de la filière viande bovine.

A l’occasion des 20 ans du Centre sino-français de recherche et de développement sur la production bovine, un forum sur la viande bovine a réuni à Changchun chercheurs et professionnels français et chinois. Cet article a été inspiré d’un article de presse en chinois paru sur Bovineonline le 29 juillet 2025 ayant relaté cet évènement vu du côté chinois.

INTRODUCTION

Le 27 juillet 2025, le 4ème forum international sino-français sur le développement de la filière viande bovine s'est tenu à Changchun, dans la province de Jilin dans le cadre du 8ème symposium technique national sur la filière bovine.

 
Selon le rapport Perspectives agricoles 2025-2034 OCDE-FAO, une croissance de la consommation mondiale de produits animaux attendue de près de 48Mt en dix ans.

Selon les perspectives agricoles de la FAO et de l’OCDE pour la prochaine décennie, l’élévation du niveau de vie devrait faire croître la consommation de produits animaux, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire, et tirer la production mondiale de viande.

Cet article constitue un résumé d’une œuvre originale de l’OCDE et de la FAO mise à disposition sous la licence Creative Commons Attribution 3.0 OIG. Les opinions exprimées et les arguments utilisés dans cette adaptation ne doivent pas être rapportés comme représentant les vues officielles de l’OCDE ou de ses pays Membres ou de la FAO.

 
Les déterminants impactant les évolutions de la consommation des produits carnés en France.

Cet article est la reproduction, avec quelques aménagements mineurs, d’une fiche Expertise extérieure (n°19) du RMT MAELE ("MAcro-ELevages-Environnement"). (https://www.maele.fr/)


INTRODUCTION

En quelques décennies, la part de l’alimentation dans le budget des ménages est devenue moins centrale. En 1960, le budget alimentaire à domicile représentait environ 35%, mais ce chiffre est tombé à 21,6% en 2022, selon l’Insee.

 
Comparaison de compétitivité des filières porcines de cinq principaux producteurs de l’Union européenne (données de 2022)

En 2022, les écarts de compétitivité entre les cinq pays européens suivis depuis 2011 par l’Ifip (France, Allemagne, Danemark, Espagne et Pays-Bas) se sont resserrés.


INTRODUCTION

Depuis 2011, l’Ifip conduit à l’intention d’INAPORC un observatoire de la compétitivité des filières porcines des cinq principaux producteurs de l’Union européenne : France, Allemagne, Danemark, Espagne et Pays-Bas.

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Edito

Le salon de l’Agriculture à l’heure de la science animale

Même sans bovins -ni volailles-, l’édition 2026 du salon international de l’Agriculture constituera un nouveau temps fort pour les filières animales mais aussi pour les sciences qui y sont attachées. Dans un contexte économique difficile, des moments d’échanges scientifiques visant à mieux comprendre et anticiper les enjeux d’avenir de l’élevage et de la viande en France seront proposés aux quatre coins du salon. Sur le stand de l’Acta (Hall 5.2 Stand B045), des ingénieurs de l’Idele et de l’Ifip animeront des conférences pendant toute la durée du salon, par exemple (le 25/2) sur le projet Ambitions Elevages, lauréat de l’appel à projet "Transitions et Souveraineté". Pendant 9 jours, de nombreux scientifiques INRAE (Hall 5.2, stand B051) se relaieront de leur côté pour présenter leurs travaux. Parmi les conférences particulièrement attendues, celles sur "L’avenir de l’élevage : recherches et innovations pour une trajectoire durable" avec le GIS Avenir élevages (le 24/2). De récents travaux INRAE sur la qualité sensorielle de la viande bovine sont également à noter.
D’autres temps forts professionnels jalonneront cette édition particulière. Lundi 23 février, les représentants des filières porc, volailles, œuf, lapin et palmipèdes gras présenteront sur le stand d’Inaporc (Hall 1, stand M23) leur "manifeste commun pour la reconquête et le maintien de la souveraineté française" et les 15 mesures qu’ils jugent indispensables pour rétablir ou maintenir la souveraineté alimentaire dans leur secteur. Sur le stand de la filière élevage et viande (celui d’Interbev, Hall 1, stand E52), les métiers de la boucherie seront particulièrement mis à l’honneur. A deux reprises, (les 23 et 27 février), l’Equipe de France championne du monde en 2025 offrira une démonstration de l’art de la découpe bouchère à la française, récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel national par le ministère de la Culture. Un patrimoine bien vivant comme le montrera à quelques pas de là, sur le ring bovins (le 23/2), le grand Concours national de boucherie inter-régions.
Bref, un programme riche et éclectique pour les visiteurs de cette 62e édition, à l’image de ce numéro de Viandes & Produits Carnés. Nous vous proposons des articles sur "l’intérêt des extraits de levure pour produire des saucissons secs sans conservateurs", sur "les principes, les limites et les perspectives de la "viande de culture"", sur "la relation entre l'apport et les sources de protéines alimentaires et le taux de changements longitudinaux dans la structure cérébrale" et encore sur "les effets prébiotiques et probiotiques de la merguez enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire". A noter enfin la présentation d’un ouvrage d’actualité que nous vous invitons vivement à vous procurer : "La Viande n’a pas dit son dernier mot". Rédigé par Marie-Pierre Ellies-Oury, qui a publié de nombreux articles dans VPC ces dernières années, il invite à "une lecture scientifique et nuancée des enjeux nutritionnels, environnementaux et sociétaux liés à la viande et à l’élevage". Un programme qui va comme un gant à notre revue. Une prochaine séance de l’Académie de la viande conjointement avec l’Association française de zootechnie est prévue sur ce thème le 15 avril.

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN