La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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Lecture d’actualité : Synthèse sur les impacts et services issus des élevages européens

Depuis le milieu des années 2000, l’élevage fait l’objet de vifs débats en raison de ses impacts sur le climat et l’environnement, accentués par la hausse de la consommation mondiale en produits animaux (viandes, produits laitiers, œufs, poissons). Cet ouvrage édité en accès libre reprend les enseignements d’une expertise scientifique collective conduite par 26 experts de disciplines scientifiques complémentaires et coordonnée par l’Inra, et réalisée à la demande des ministères en charge de l’Environnement et de l’Agriculture, et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

La recherche d’INTERBEV au service de la responsabilité sociétale

Ce nouvel événement interprofessionnel intitulé « Les Matinales de la Recherche d’INTERBEV » vise à mettre la science et la technique à l’honneur avec une volonté de partage et de diffusion du fruit des travaux de la recherche interprofessionnelle. Pour cette première, un thème stratégique et fédérateur a été retenu : la recherche d’INTERBEV au service de sa démarche collective de responsabilité sociétale (LE PACTE). Les résultats et perspectives d’études d’INTERBEV conduites en matière de Recherche & Développement, ainsi que des travaux sur l’économie de la filière bovine et sur la sociologie de la consommation ont été présentés. Une table ronde rassemblant des professionnels de la filière a porté sur la place de la recherche d’INTERBEV pour s’engager et s’améliorer dans sa démarche de responsabilité sociétale.

Lecture d’actualité - Tout savoir sur notre alimentation. Démêler le vrai du faux

Bien se nourrir, le vrai, le faux, impacts sur la santé, conséquences sur l’environnement

Sous la forme de courts chapitres, des réponses sont apportées à une soixantaine de questions que se posent les consommateurs au moment de composer leurs repas. Ces réponses s’appuient sur les points de vue exprimés par la majorité de la communauté scientifique des nutritionnistes et des toxicologues. Les sujets abordés sont très divers, portant aussi bien sur les produits céréaliers (par exemple, les intolérances au gluten), que sur les fruits et légumes ("steaks" végétaux, résidus de pesticides), les produits laitiers (intolérance au lactose), les produits carnés (danger des barbecues), les matières grasses (acide gras trans), les produits aquatiques (saumon d’élevage), les additifs alimentaires (impact sur la qualité des aliments), les préférences alimentaires (végétarisme, végétalisme) et leurs impacts sur l’environnement (réchauffement climatique).

Réduire les émissions de méthane entérique par l’alimentation des ruminants

Examen des différentes techniques visant à limiter l’impact des émissions de méthane des ruminants par l’alimentation animale

La limitation du réchauffement climatique implique une réduction des émissions de gaz à effet de serre dont celles de méthane. Le méthane est naturellement produit dans le rumen. Les voies de réduction des émissions de méthane entérique par l’alimentation chez les ruminants, entre autres chez les bovins viande, sont très diverses. Leur applicabilité est toutefois limitée par le fait que les vaches allaitantes sont alimentées avec une très forte proportion de fourrages. L’utilisation de rations très concentrées pour l’engraissement est efficace, mais présente d’autres inconvénients spécifiques à ce type d’alimentation pour ruminants. L’enrichissement de la ration en lipides est la voie la plus prometteuse, et le lin est probablement la source la plus efficace. Parmi les additifs alimentaires, le nitrate de calcium et le 3-nitrooxypropanol ont fait la preuve de leur efficacité, mais leur emploi sur le terrain est délicat pour le premier, prématuré pour le second. Les plantes riches en tanins réduisent la production de méthane, mais leur emploi est limité par le risque de baisse des performances animales. Pour l’instant, les autres additifs et les biotechnologies n’ont pas montré de constance dans leur efficacité. Il est par ailleurs souligné que l’utilisation d’une technique pour faire baisser l’émission de méthane n’est envisageable que si elle n’entraîne pas d’effets négatifs sur les performances ou sur d’autres critères environnementaux.

Production de viande et ressource en eau

Analyse des modes de calcul de la consommation d’eau en élevage bovin et production de viande

La consommation d’eau très élevée pour la production de viande, surtout bovine, est régulièrement soulignée par les médias. En fait, les chiffres annoncés, le plus souvent 15 000 L par kg de viande bovine, incluent entre autres l’eau de pluie nécessaire pour la croissance des plantes consommées par les animaux, dite eau verte, et une quantité virtuelle d’eau proportionnelle au degré de pollution des eaux, dite eau grise. Le calcul de l’eau de surface ou souterraine réellement consommée par les élevages, dite eau bleue, indique des consommations beaucoup plus faibles (en moyenne de 550 L par kg de viande bovine selon la méthode du Water Footprint Network, de l’ordre de 600 à 700 L par kg de viande bovine par analyse du cycle de vie), et encore moins en termes d’impact. Ce texte montre également le découplage géographique entre les activités d’élevage et la pénurie d’eau, et discute quelques pistes de réduction de consommation d’eau par l’élevage.

Fausse viande ou vrai élevage ?

Comment mieux intégrer les services rendus par l’élevage

Ce dossier propose des éléments de réflexion étayés par des résultats de recherches récents. En particulier, une expertise scientifique, réalisée par l’Inra en 2015-2016, s’est penchée sur l’élevage en Europe. A travers une synthèse de la littérature scientifique internationale, elle montre que les services rendus par l’élevage ont été jusqu’à présent sous-estimés par rapport à ses impacts négatifs. Elle montre aussi qu’il est impossible d’établir un bilan global des impacts de l’élevage, positif ou négatif. L’expertise souligne enfin que supprimer totalement l’élevage se traduirait par une perte de services environnementaux et culturels, aussi bien au niveau local qu’au niveau global.
Réduire la consommation de viande dans les pays riches, limiter l’élevage de ruminants aux surfaces en herbe, retrouver les bénéfices du couplage polyculture-élevage, améliorer les élevages industriels de porcs et de volailles, apparaissent comme des pistes plus réalistes et prometteuses que supprimer l’élevage et créer de la viande artificielle en laboratoire.

Impacts environnementaux et services écosystémiques de l’élevage bovin français

Impacts environnementaux et services écosystémiques, quelles méthodes d’évaluation pour l’élevage bovin viande en France ?

Au cours des dix dernières années, l’Analyse du Cycle de vie (ACV) a été adaptée au secteur agricole. Des méthodologies communes ont été développés et utilisés en production animale afin d’évaluer les pressions sur l’environnement. Ces méthodologies axées sur les impacts traditionnels tels que le changement climatique, l’acidification atmosphérique ne couvrent pas la biodiversité et les services écosystémiques. Complexe, multidimensionnel par nature et dépendant du contexte, leur évaluation souffre de l’absence d’indicateurs simples. Alors que le secteur de l’élevage, principal utilisateur des ressources foncières, contribue aux services écosystémiques (ESS) qui profitent à la société, il est essentiel que l’analyse environnementale intègre la multifonctionnalité des systèmes de production animale. Pour augmenter la pertinence des méthodologies dans le secteur de l’élevage, les méthodes doivent ainsi être capables de refléter l’éventail des effets préjudiciables mais aussi bénéfiques des systèmes d’élevage. Plusieurs approches ont été testés et proposent des facteurs de caractérisation permettant de faire converger ACV et services écosystémiques, mais des études complémentaires sont nécessaires pour mieux tenir compte de l’échelle du paysage, de la diversité génétique, de la situation de référence, etc.

L’élevage contribue à la production durable de protéines

La contribution réelle des animaux d’élevage à la production de protéines doit s’évaluer en tenant compte des protéines végétales qu’ils consomment et qui pourraient être directement consommées par l’homme

Les productions animales sont souvent remises en cause pour leur inefficacité à utiliser les protéines végétales, ce qui est en apparence confirmé par des chiffres bruts. Il faut ainsi entre 2 et 10 kg de protéines végétales pour faire 1 kg de protéines animales. Mais ces chiffres globaux ignorent que les protéines de viande ou de lait ont une meilleure valeur nutritionnelle que les protéines végétales et qu’il faut donc en manger 20 à 25% de moins pour couvrir les besoins protéiques journaliers. Ils ignorent surtout que les animaux consomment des protéines non valorisables directement en alimentation humaine et des fourrages produits sur des surfaces sur lesquelles il n’est pas possible de produire des cultures annuelles. La contribution réelle des animaux à la sécurité protéique doit donc s’évaluer par la comparaison entre les protéines produites et les protéines d’origine végétales qui seraient consommables en alimentation humaine mais sont consommées par les animaux. La production de viande bovine valorisant beaucoup d’herbe est globalement neutre, c’est-à-dire qu’elle produit autant de protéines consommables par l’homme qu’elle ne consomme de protéines végétales qui auraient pu être directement consommées par l’homme, tandis que les systèmes bovins viande utilisant beaucoup de concentrés pour extérioriser le potentiel de production produisent en général un peu moins de protéines qu’ils ne consomment de protéines valorisables en alimentation humaine. Ces résultats, mettent en évidence une tension forte entre la nécessité d’avoir des croissances des animaux rapides pour satisfaire un besoin de production de volumes importants pour satisfaire à la demande croissante de protéines animales et la nécessité de limiter la compétition entre l’animal et l’homme pour l’accès aux protéines. Des marges de progrès existent pour améliorer l’efficience de l’utilisation des protéines, notamment par le recours à des sources alternatives de protéines et par une complémentarité bien organisée entre production animale et végétale à l’échelle des territoires pour maximiser la production de protéines consommables. L’ensemble de ces points est discuté dans cet article.

Elevage bovin et changement climatique

Contexte européen et international autour du changement climatique et de l’élevage bovin, empreinte carbone de la viande et initiatives de la filière viande bovine française

Ces dix dernières années, le contexte autour du changement climatique a fortement évolué. Les rapports de la FAO, le Grenelle de l’Environnement en France, les conférences internationales sur le climat sont autant d’éléments ayant contribué à une prise de conscience du lien entre les activités humaines, dont l’agriculture, et le changement climatique. Dans ce cadre de nombreuses investigations ont été conduites au niveau européen et international afin de préciser les mécanismes d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) et la contribution de l’élevage au changement climatique. Plusieurs pays (Etats Unis, Nouvelle Zélande, Italie, Pays Bas) ont fixé des objectifs de réduction des émissions des GES associées à l’élevage et de l’empreinte carbone du lait et de la viande. D’autres pays (Irlande, France) ont lancé des démarches bas carbone en fermes.
Alors qu’en France l’empreinte carbone moyenne de la viande bovine avoisine 14 kg CO2 eq/ kg poids vif, de nombreux leviers sont identifiés pour réduire les émissions de GES et accroître la contribution au stockage de carbone. Pour leur mise en œuvre en exploitations, un vaste programme européen intitulé LIFE BEEF CARBON a été mis en place. Impliquant 2 000 éleveurs français, Irlandais, Italiens et Espagnols, il vise une réduction de 15% de l’empreinte carbone de la viande bovine à échéance de 10 ans.

Lecture d’actualité - Influences de l’élevage et de la production de viande de ruminants sur le climat

Sources des émissions, méthodes d’évaluation et compensation carbone

L’élevage et la production de viande de ruminants exercent une influence sur le climat comme toute activité humaine. La phase de production agricole génère l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre (GES) : l’élevage émet principalement du méthane, du protoxyde d’azote et un peu de dioxyde de carbone. La part de l’élevage dans ces émissions est respectivement de 25%, 24% et moins de 2% à l’échelle du monde ; 43%, 18% et moins de 2% en ce qui concerne l’Europe ; et 67%, 6% et moins de 3% en France. Afin d’évaluer la pression totale sur l’atmosphère, les émissions sont ramenées à l’unité de référence, le CO2 équivalent (CO2e). La contribution de l’élevage de ruminants est ainsi à hauteur de 5% des émissions mondiales, 5% des émissions européennes et 9% des émissions françaises selon le dernier inventaire national (méthane et protoxyde d’azote des postes bâtiment et stockage). En ce qui concerne la viande bovine, selon la méthode d’analyse de cycle de vie, les émissions générées dans le cadre de la production mondiale représentent 6% des GES émis sur la planète. A l’échelle de l’Europe, la production de viande bovine émet  l’équivalent de 4 à 6% des émissions du Vieux continent. En ce qui concerne la production de viande ovine, ses émissions correspondent à moins de 1% à ces deux échelles. Cependant, le bilan de l’influence climatique doit aussi prendre en compte les absorptions, et pas uniquement les émissions. En maintenant plus de carbone dans les sols qu’elles n’en restituent par la respiration, les prairies contribuent au stockage de carbone, et de cet état de fait, représentent un véritable levier d’atténuation du réchauffement climatique, à intégrer dans le bilan final de l’empreinte carbone de la viande de ruminants.

Intérêt de l’Unité Fonctionnelle Nutritionnelle (UFN)

Intérêt de l’Unité Fonctionnelle Nutritionnelle (UFN) pour exprimer l’impact environnemental des aliments en fonction du service nutritionnel rendus, une obligation réglementaire et une méthodologie de calcul fondée sur les principes du profilage nutritionnel

Selon le principe de l’Analyse du Cycle de Vie (NF EN ISO 14040), l’impact environnemental doit être rapporté au service rendu par le produit, lequel est quantifié par « l’unité fonctionnelle ». Pour les denrées alimentaires, cette unité doit être précisée, car ramener le bilan carbone au kg n’est actuellement pas satisfaisant. L’Unité Fonctionnelle Nutritionnelle (UFN) entend répondre à ce besoin. Sa méthodologie de calcul, définie par les travaux de l’ADIV, se base sur l’outil SAIN.LIM de profilage nutritionnel et permet de quantifier le service nutritionnel rendu par chaque aliment.

Lectures d’actualité - Lutter contre le changement climatique grâce à l’élevage

Une évaluation des émissions de gaz à effet de serre et des opportunités d’atténuation de ces émissions au niveau mondial

Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le secteur de l’élevage peut y participer. Il contribue de manière importante aux émissions anthropiques, mais peut aussi potentiellement réduire ses émissions de manière significative. Le rapport de la FAO présente une évaluation unique de l’ampleur, des sources et des processus d’émissions des différents systèmes et filières de l’élevage au niveau mondial. Sur la base d’une évaluation de cycle-de-vie, d’analyses statistiques et de la construction de scénarios, ce rapport fournit aussi des estimations du potentiel de réduction des émissions et identifie des solutions concrètes pour y parvenir. Ce rapport est une ressource utile pour les acteurs du secteur, des producteurs aux décideurs politiques et des chercheurs aux représentants de la société civile. Son objectif est aussi d’informer objectivement le grand public sur la contribution des filières d’élevage au changement climatique et les solutions possibles

Empreinte environnementale de la viande et des produits carnés

Les méthodes et enjeux de la mesure de l’impact environnementale de la production de viande et de produits carnés

Les produits carnés sont au cœur des enjeux environnementaux de l’agriculture. Leurs impacts globaux sur l’usage des terres, la biodiversité, l’utilisation de l’eau et l’émission de gaz à effet de serre sont mis en avant. L’application de l’Analyse du Cycle de Vie à l’évaluation environnementale des produits agricoles, et en particulier des produits carnés, a changé la perception des impacts environnementaux, en apportant une vision plus large des systèmes de production et en utilisant une approche multicritère. Bien que les impacts environnementaux de l’élevage soient maintenant mieux cernés, les méthodes d’évaluation restent à uniformiser. Des méthodes et données communes sur les filières viande sont encore à construire pour mieux évaluer les conséquences de la consommation des produits carnés.

Colloque - « La viande a-t-elle sa place dans l’alimentation durable ? »

Présentation et analyse des interventions du colloque du CIV du 14 mai 2014

Le colloque organisé le 14 mai 2014 par le Centre d’information des viandes (CIV) à Paris a examiné les enjeux de l’émergence de la notion « d’alimentation durable » pour les filières de l’élevage et de la viande, singulièrement en France. L’approche multidisciplinaire privilégiée lors de cette manifestation a permis de faire ressortir la diversité des approches possibles de la « durabilité » de l’élevage et de la viande et parfois l’imbrication complexe de certains critères scientifiques, notamment environnementaux. Les interventions ont convergé sur la nécessité de baser les discussions sociétales sur des bases scientifiques incontestables et, pour la notion d’alimentation durable, d’intégrer les spécificités propres aux filières élevage et viande.

Déterminants et enjeux de l’opposition aux projets d’élevages porcins en Bretagne

Analyse de la perception par les acteurs de la filière porcine

La production porcine est fortement concernée par la question de l’acceptabilité sociale de l’élevage car elle symbolise souvent pour le grand public les impacts négatifs associés aux productions animales. De ce fait, les projets qui y sont liés sont plus souvent contestés. Une étude de cas de conflits autour de projets porcins en Bretagne a permis d’améliorer la compréhension de cette question. Elle montre notamment que le conflit n’est généralement ni prévu ni anticipé par l’éleveur. L’opposition locale est fréquemment mise en œuvre de manière préventive par crainte de nuisances ou de préjudices. Elle peut ensuite favoriser une mobilisation plus large. Le conflit apparaît souvent révélateur d’enjeux locaux et notamment de la perception des activités d’élevage par les autres acteurs du territoire et de la place de l’éleveur dans son environnement. Cette étude souligne l’importance de la capacité des éleveurs et de leurs partenaires à comprendre et prendre en compte les attentes des opposants, notamment au niveau local, afin d’une part, de faciliter la réalisation des projets et d’autre part, de favoriser la coexistence des élevages et des non agriculteurs sur le territoire.

Traitement des sous-produits animaux

La présente étude s’inscrit dans le cadre des difficultés économiques rencontrées par les industriels du secteur de la viande à assumer les coûts de traitement des sous-produits animaux élevés. La réglementation, qui distingue 3 catégories de sous-produits animaux, impose des paramètres de traitement identiques quelle que soit la catégorie considérée. Mais la réglementation sur les sous-produits animaux a récemment évolué notamment vis-à-vis des sous-produits animaux de catégorie 2 pour lesquels de nouvelles voies de valorisation sont désormais possibles (fabrication d’engrais organiques, de biogaz etc…). L’objet de l’étude était d’évaluer l’intérêt d’adapter les conditions de traitement des sous-produits animaux de catégorie 2 tout en conservant une sécurité sanitaire élevée. L’étude a consisté tout d’abord à sélectionner un site pouvant accueillir la machine développée par la société Ecodas (Roubaix, 59) permettant de broyer et de stériliser les déchets. Des essais ont ensuite été réalisés sur des sous-produits animaux pour 3 couples de traitement temps/température : 133°C-20 min, 138°C-10 min et 121°C-12 min avec l’utilisation d’un germe de référence, Clostridium perfringen. Cette dernière a été choisie comme germe de référence puisqu’elle est la bactérie sporulante prédominante dans les viandes. De plus, les bactéries sporulantes sont les plus résistantes aux barèmes thermiques. Des perspectives d’assouplissement des barèmes ont ensuite été envisagées. Les résultats ont mis en évidence l’influence non négligeable des combinaisons de couple temps-température sur le coût de revient du traitement des sous-produits animaux. Des perspectives d’adaptation des paramètres de température et de durée sont envisageables dès lors qu’une valeur stérilisatrice de traitement aura été fixée avec les autorités compétentes.

L’impact environnemental des emballages : Comment choisir parmi les différentes solutions proposées ?

Aujourd’hui les fabricants montrent une vraie volonté de prise en compte des aspects environnementaux, mais que faire? Cglpack propose une méthode originale qui est adaptée au métier de l’emballage.
La méthode Ecobilan 3X3® c’est la quantification des impacts environnementaux des emballages, selon trois critères, en ne considérant que les trois étapes majeures du cycle de vie, et en utilisant des unités simples à comprendre. Les trois critères considérés comme importants sont :
- l’effet de serre (réchauffement climatique);
- la consommation d’énergie non renouvelable (épuisement des gisements de pétrole);
- l’eutrophisation (déséquilibre du milieu aquatique).
L’outil Ecobilan3x3® méthode permet à cglpack de confirmer les pistes de travail pour les emballages de demain :
- à court terme :
- la réduction du poids,
- la réduction des déchets de production,
- l’utilisation de matériaux issus du recyclage (APET-PCR),
- à moyen terme, le développement de nouveau concept d’emballage ou de "matériaux mixtes" (mélange de produits plastiques issus du pétrole et de produits issus du végétal),
- à plus long terme, les matériaux plastiques issus d’origine végétale non comestible (chimie verte).

Les toxiinfections alimentaires collectives en France entre 1996 et 2005

Un article paru dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) de décembre 2006 fait la synthèse des données relatives aux foyers de toxi-infections alimentaires (Tiac) déclarés en France, sur une période de 10 ans, entre 1996 et 2005 (http://www.invs.sante.fr/BEH).
5847 foyers de Tiac ont été déclarés, provoquant 80351 malades dont 7364 (9%) ont été hospitalisés. Soixante-quatre pour cent des Tiac sont survenues en restauration collective ou commerciale. L’agent responsable a pu être identifié dans les aliments et/ou des prélèvements d’origine humaine dans 46% des foyers. Salmonella a été isolée dans 64% des foyers dont l’agent a été confirmé. Il existe une recrudescence des foyers, estivale pour Salmonella, et hivernale pour les foyers d’origine virale. Les oeufs ou les produits à base d’oeufs crus ou peu cuits ont été responsables de 30% des foyers de Tiac dans lesquels un aliment a pu être incriminé. Parmi les facteurs ayant contribué à l’incident, plus de la moitié est due à des erreurs dans la préparation ou des délais excessifs entre préparation et consommation.

Filière viande : Traitement de réduction de volume des sous-produits d’abattage par filtration, essorage, pressage

L’élimination des sous-produits animaux constitue une lourde charge pour les entreprises de la filière viande. Dans cette étude, le but recherché est de retenir des technologies aussi économiques que possible pour permettre un gain par rapport aux coûts d’enlèvement actuel. Il s’agit d’une étape de « déshydratation » préalable au transport et au traitement dans le centre d’équarrissage. Plusieurs études techniques ont été réalisées et une analyse économique a été menée.
Dans tous les cas de figures, les coûts de revient de traitement sont inférieurs à la situation actuelle. Une incertitude demeure concernant l’aptitude industrielle de ces technologies à fonctionner en rythme journalier sur des produits de natures très différentes. Un plan préventif de production et de maintenance devrait permettre de contrôler ce mode de fonctionnement pour ce type d’application.
Ainsi au travers de différentes études complémentaires (voir VPC n° 2, Vol. 26) l’Adiv a développé une méthodologie simple pour connaître rapidement la faisabilité technique et l’intérêt économique d’une amélioration de la gestion des sous-produits à l’échelle du site. Les personnes intéressées par la thématique et les projets peuvent entrer en contact avec les auteurs de ces travaux.

Dindons et environnement : Stratégies alimentaires de réduction des rejets azotés et phosphorés

Ce travail vise à réduire par voie alimentaire, en période de finition, les rejets polluants (azote et phosphore (P)) des élevages de dindons tout en maintenant les performances zootechniques. Deux expérimentations ont été menées dans ce but. Une première sur de petits lots d'animaux et une deuxième, qui a servi de validation, sur un plus grand nombre de dindons. Ces deux essais ont conduit à des résultats similaires. La réduction du taux protéique de l'aliment, induite dans nos essais, ne détériore pas les performances de croissance globales.
Néanmoins, les animaux subissent une baisse de croissance en première période, compensée en deuxième période. Au niveau des rendements d'abattage, le rendement en carcasses n'est pas significativement modifié. Mais la baisse du rendement en filet, observée dans les deux cas, peut être préjudiciable à l'abattoir.

Réchauffement climatique et effet de serre : Diagnostiquer et maîtriser la pollution des entreprises

Les dernières décennies ont été un moment de prise de conscience internationale en matière d'environnement. Si les domaines de l'eau ou des déchets ont très vite su mobiliser des énergies, le domaine de l'air, moins visible, est souvent resté en marge. La relation de cause à effets des rejets polluants dans l'air sur le changement climatique est loin d'être simple. L'effet de serre est un phénomène naturel bénéfique à l'homme, permettant de maintenir la température moyenne de la planète autour de 15°C. Depuis le début de l'ère industrielle l'homme a rejeté dans l'atmosphère des gaz et notamment le CO2 qui augmentent artificiellement cet effet de serre, d'où l'expression " gaz à effet de serre " (GES). L'augmentation de la concentration dans l'atmosphère de ces gaz tend à prouver que le réchauffement de la terre ces cent dernières années n'est pas seulement dû à des causes naturelles mais est lié aux activités humaines. Cette augmentation de la température aura certainement un effet direct important sur les rendements agricoles et donc sur le prix des matières premières. Le secteur agroalimentaire sera donc indirectement concerné. Signé en 1997 le protocole de Kyoto fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Afin de respecter son engagement, l'UE se dote progressivement d'un programme européen consacré au changement climatique. Depuis janvier 2005, un système d'échange de quotas d'émission de GES a été mis en place. Plusieurs entreprises de la filière viande font désormais partie de la liste des sites concernés par ce système d'échanges de quotas.
Ces mesures sont complétées, pour les autres secteurs de l'économie française non concernés par le PNAQ (Plan National d'Allocation des Quotas), par le Plan Climat ; ce plan est basé sur une politique d'engagement volontaire et d'aides incitatives et préconise le recours aux " bilans carbone® ", méthode développée par l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) afin de faciliter l'identification des leviers d'action. Cette méthode permet : de calculer les émissions de GES en tonne équivalent carbone générées par l'activité du site, de hiérarchiser les émissions, d'identifier les postes les plus importants et de préconiser des actions permettant de réduire ces rejets atmosphériques. La réalisation d'un " bilan carbone® " peut être aussi un bon outil de préparation pour une entrée future dans le plan d'allocation des quotas. L'Adiv est reconnue et agréée par l'ADEME pour l'exploitation de la méthode " Bilan carbone ® " permettant à l'entreprise d'évaluer son impact global en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'Adiv s'est engagée dans un programme d'étude nommé " GESSICA " qui vise à mettre en oeuvre la méthode du Bilan carbone dans les industries alimentaires.

Vers une gestion durable des effluents d’abattoirs : Méthanisation des jus d'essorage-pressage des sous-produits d'abattage

Cette étude, cofinancée par Interbev et FranceAgriMer, avait pour but principal de développer une solution novatrice et durable qui consiste à collecter et à traiter, à la source, l’ensemble des effluents chargés en pollution organique issus du pressage des sous-produits animaux en y ajoutant tout ou partie du sang, à l’état brut ou coagulé, par la méthanisation. Cette étude a permis de tester le potentiel méthanogène de nombreux échantillons de jus issus d’opérations de pressage des sous-produits animaux. Elle a aussi permis de mettre en évidence que, parmi les jus collectés, certains ont des effets inhibiteurs et ralentissent le déclenchement de la courbe cinétique de production de méthane. Néanmoins, les essais qui ont été menés montrent aussi que la méthanisation est une technique bien adaptée au prétraitement des jus de pressage qui contiennent des quantités de matière organique en grande concentration. En revanche, l’hypothèse de traiter uniquement des jus de pressage de sous-produits n’est pas une solution économiquement viable. Les volumes de jus récupérables à traiter constituent in fine des quantités trop faibles. Par conséquent, les installations de méthanisation à prévoir s’approchent des dimensions rencontrées sur des équipements d’essais industriels. Les coûts de revient de la méthanisation des jus associés à l’opération pressage rendent cette opération moins avantageuse par rapport à la situation économique actuelle.


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