La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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La production d’ovins-viande en France - 1ère partie

Races, systèmes de production, sélection et conduite des animaux

Cet article est le premier de deux articles constituant un état des lieux de la production d’ovins-viande en France. Ils sont tirés du chapitre consacré aux « Ovins viande » dans l’ouvrage collectif « Productions Animales de A à Z » à paraître aux Editions Lavoisier. Afin de présenter une synthèse centrée sur la production de viande, nous avons retiré les passages relatifs à la reproduction et aux principales pathologies et traitements figurant dans le texte original.
En 2010, la France est au 6ème rang européen pour le cheptel reproducteur ovin. La production ovine française a connu une érosion importante depuis 30 ans en lien avec des difficultés économiques, mais des signes forts ont été donnés début 2009 par le Ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, avec la redistribution des aides au profit des productions valorisant les surfaces herbagères, et notamment de l’élevage ovin. Une des spécificités de la production ovine française est la diversité des systèmes de production, avec une grande diversité de races attachées aux terroirs et aux systèmes correspondants. A cette diversité de systèmes de production correspond différentes modalités d’élevage et d’engraissement des agneaux, avec schématiquement deux grands types, l’engraissement en bergerie avec des aliments concentrés et des fourrages secs et l’engraissement à l’herbe. Cet article fait le point sur les différences de qualités sensorielles et nutritionnelles de la viande et de la carcasse associées à ces modalités d’élevage. Les résultats technico-économiques des élevages sont très variables, avec des niveaux de consommation de concentrés en moyenne élevés, liés à l’engraissement assez généralisé des agneaux en bergerie. L’objectif majeur aujourd’hui est de rechercher des systèmes de production durables, à la fois productifs, économes en intrants, respectueux de l’environnement et attractifs pour les jeunes éleveurs.

Productivité du travail en élevage bovin allaitant charolais

Analyse de l’évolution sur 20 ans de la productivité du travail en élevage allaitant charolais et impact sur le revenu

 

L’augmentation continue de la productivité physique du travail, observée aussi bien en élevage bovin que sur l’ensemble de l’agriculture française, s’est faite de pair avec l’augmentation de la part du capital fixe et des consommations intermédiaires dans la valeur de la production, alors que les prix de ces dernières diminuaient moins vite en termes réels que celui des produits agricoles. Ainsi, la valeur ajoutée de la branche agricole a fortement diminué (en monnaie constante) depuis le milieu des années 1970. Le revenu agricole par actif ne s’est maintenu que grâce à l’accroissement des subventions et à la diminution du nombre d’actifs (Desriers M., 2007).


Bien que la charge de travail soit toujours considérée comme un facteur important, voire limitant, dans les exploitations d’élevage, le nombre d’hectares et d’animaux détenus par travailleur ainsi que le volume de production croissent de façon continue tous les ans. Le moteur de cette progression, rendue possible grâce aux progrès technique (mécanisation, conception de bâtiments), a été, jusqu’à présent, le maintien du revenu (et non son augmentation).
Depuis 4 à 5 ans, nous observons que cette corrélation positive taille/revenu s’amenuise. En dessous d’un certain seuil (70 à 80 UGB/UMO), la corrélation est toujours fortement positive, alors que passé 100 UGB/UMO on observe une dégradation des performances du troupeau qui impactent le revenu. Une dégressivité du montant des aides perçues en fonction de la taille pourrait rompre cette « course aux aides » et redonner toute sa pertinence à la gestion technico-économique. D’autant que l’efficience économique du système (mesurée par le ratio Excédent Brut d’Exploitation/Produit Brut), indicatrice de la recherche de cohérence du système de production et de l’optimisation des moyens de production a plus d’impact sur le revenu par travailleur que la seule productivité du travail (Charroin et al., 2012).


Le recensement agricole de 2010 confirme encore cette tendance à l’accroissement de la productivité physique du travail en agriculture (Giroux, 2011) : le nombre total de travailleurs agricoles a chuté de 22 % entre 2000 et 2010, le nombre d’exploitations diminuant de 26 %. Mais malgré les réformes successives et les discours sur les conditions de travail en exploitation d’élevage, l’agrandissement poursuit son chemin. Jusqu’où ? La difficulté, voire l’impossibilité de transmettre le capital sera peut-être la limite ...

Lectures d'actualité - Le procès en défense de l’élevage et de la viande

Présentation et analyse du livre « La viande voit rouge » (1) de René LAPORTE et Pascal MAINSANT(2)

(1) René LAPORTE et Pascal MAINSANT - LA VIANDE VOIT ROUGE ; Fayard, Paris, 2012
(2) René Laporte est ingénieur agronome, ancien dirigeant d’organisations professionnelles du commerce et de l’industrie du bétail et de la viande. Il est désormais consultant. Pascal Mainsant est ingénieur agro zootechnicien, ancien ingénieur de recherches à l’INRA, au département économie des filières viandes

 

 

Le livre de PASCAL MAINSANT et RENE LAPORTE La Viande voit Rouge met en lumière la conjonction récente d’arguments jusqu’ici épars qui viennent à l’appui d’une critique globale et de plus en plus radicale de la production et de la consommation de produits carnés. Celle-ci a pris une ampleur croissante depuis cinq ans, avec la publication répétée de livres et d’articles de presse et la diffusion de reportages télévisés.

Selon les auteurs, un courant de pensée anti-viande  constitué de personnes ou d’associations d’horizons divers se serait constitué de façon informelle ces dernières années et pèserait dans le débat public. Le livre se propose de répondre de façon systématique aux principaux arguments délégitimant la production et la consommation de viande et de remettre en cause, y compris par l’absurde, les appels à la non-consommation de viande ou à la disparition de l’élevage d’animaux de rente. Selon les auteurs, de telles évolutions auraient des conséquences catastrophiques en matière d’économie, d’environnement et de santé humaine.

R.LAPORTE ET P.MAINSANT désignent ce courant de pensée par l’expression "front anti-viande", non organisé car composé de petits groupes très actifs aux motivations diverses mais qui convergent dans une critique radicale de l’élevage et de la consommation de viande. Les principaux griefs traités dans le livre sont les suivants : l’homme ne serait pas intrinsèquement destiné à manger de la viande ; la viande induirait une exploitation outrancière et illégitime des animaux ; elle serait vecteur de maladies, cardio-vasculaire, cancer, etc ;  ; la viande et l’élevage favoriseraient les famines dans le monde par surexploitation des terres à céréales ; l’élevage et la viande seraient significativement responsables du réchauffement climatique en raison des émissions importantes de gaz à effet de serre attribués aux animaux d’élevage en particulier les ruminants. La réponse est organisée autour de six affirmations.

 

La gestion des ressources humaines dans les entreprises du secteur viande

Diagnostic des points de blocage et des leviers d’action

L’étude DEMINOV menée par l’ADIV a fait ressortir l’inadéquation des méthodes de recrutement et d’intégration des salariés avec les caractéristiques du secteur de l’abattage-découpe de viandes. D’une part, sur l’échantillon de 50 entreprises analysés, les managers des ressources humaines manquent de professionnalisme dans leur domaine et d’outils. Leur gestion relève encore de la gestion du personnel et non pas d’une gestion de ressources immatérielles au même titre que les ressources matérielles ou investissement. D’autre part, les entreprises interrogées éprouvent des difficultés récurrentes à recruter la main d’oeuvre dont elle a besoin. DEMINOV a fait ressortir le besoin des entreprises du secteur viandes de disposer d’outils simples de gestion de ressources humaines pour améliorer le recrutement, l’intégration et la mobilité professionnelle au sein de l’entreprise. Treize outils de gestion des ressources humaines ont été mis à leur disposition.

Production et consommation d’énergie frigorifique dans la filière viande : Intérêt technico-économique de solutions d’amélioration de la production-consommation d’énergie frigorifique en abattage-découpe-transformation de viandes bovines 

La production et consommation d’énergie frigorifique représentent un coût de plus en plus important pour les industriels de la filière viande. A lui seul, le secteur agroalimentaire est responsable de 57% de la consommation industrielle nationale d’électricité consacrée à la production de froid et le secteur des viandes et produits carnés en est l’un des premiers consommateurs. L’évolution du contexte économique d’accès à l’énergie mais aussi les limites de l’efficacité énergétique des systèmes disponibles actuels justifient de s’interroger sur les possibilités d’améliorations techniques et économiques de la production de froid. En effet, la production et l’application du froid mobilisent une part importante des investissements nécessaires en abattage – découpe – transformation des viandes. L’étude réalisée par l’ADIV et financée par INTERBEV a permis, après un état des lieux technique, de hiérarchiser l’intérêt, en termes d’économies possibles, de différentes pistes d’amélioration de la production – utilisation du froid en abattage – découpe – transformation, en tenant compte du contexte prévisible d’évolution du coût de l’énergie.


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