La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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Vers une nouvelle segmentation des viandes françaises

La place des signes officiels de la qualité et de l'origine au sein des plans de filière des interprofessions agricoles de l’élevage et de la viande

Des plans de filière ont été rédigés par l’ensemble des interprofessions agricoles à la demande du gouvernement dans le cadre des "Etats généraux de l’alimentation". Dans leur grande majorité, les filières de produits animaux ont manifesté leur intention de rehausser le niveau qualitatif moyen de leur production en vue de se démarquer de la concurrence internationale et ont fait part de leur intention de développer, parfois considérablement, la part de leur production bénéficiant d’un signe d’identification de qualité et d’origine (AOC/AOP, IGP, Label Rouge, Agriculture biologique, STG).

"Je mange moins de viande ! Quels arguments ?"

Modélisation de réseaux d’arguments multicritères sur la réduction de consommation de produits animaux

Dans les pays développés au début du XXIème siècle, une seconde transition nutritionnelle semble émerger avec une tendance vers des régimes à base végétale et une décroissance de la consommation de viande. Cette transition suggère que les arguments logiques ont tendance à influencer de plus en plus d’individus vers les régimes végétariens. Ce papier propose une méthodologie pour modéliser un réseau d’arguments autour des régimes végétariens à l’aide d’une approche d’argumentation abstraite. Chaque argument, formalisé par un nœud, est connecté aux autres arguments par des flèches formalisant les attaques entre eux. Grâce à cette méthodologie, nous avons pu formaliser un réseau d’arguments au sujet des régimes végétariens et identifier l’importance saillante des arguments de santé en comparaison avec ceux touchants à l’éthique ou à d’autres types d’arguments. Cette méthodologie a identifié également les arguments clefs du fait de leur forte centralité en étant attaqué et attaquant d’autres arguments. Ces premiers résultats issus de ce réseau d’arguments suggèrent que les controverses entourant les régimes végétariens pourraient se polariser autour de ces arguments centraux de santé. Même si les arguments éthiques semblent de faible importance dans notre réseau, la question clef de la nécessité des produits animaux pour la santé humaine est probablement déterminante dans les choix éthiques vers des régimes végétariens.

Enquête sur la consommation de viande rouge

Retour sur les attentes des consommateurs et leur perception du nouveau système d’étiquetage des viandes bovines en libre-service

Ce travail présente les résultats de deux études consécutives menées sur une population totale de 625 consommateurs de viande bovine. L’objectif était d’examiner les habitudes de consommation et d’identifier les raisons susceptibles d’expliquer le relatif déclin de l’intérêt des consommateurs envers la viande bovine. Ces enquêtes ont également eu pour objectif de faire le point sur la compréhension du nouveau système d’étiquetage de la viande bovine (système basé sur les étoiles) par les consommateurs.
La moitié des sondés indique avoir réduit sa consommation de viande bovine, l’hétérogénéité de qualité des morceaux étant l’une des raisons susceptibles d’expliquer cette diminution de consommation. Soixante-dix pourcent des sondés n’ont pas remarqué l’existence du nouvel étiquetage. Toutefois, ce système leur semble constituer un progrès majeur pour le secteur bovin, qui mérite d’être davantage développé. En effet, les consommateurs témoignent d’un grand intérêt pour le développement en France d’un système qui garantirait un niveau de qualité (et un niveau de tendreté) à la viande, à la manière du système Australien. Un tel système serait de nature à réduire le déclin de la consommation de viande bovine, voir même à inverser cette tendance.

Consommer de la viande : des enjeux et des impacts multiples

Compte-rendu de la journée d’information et d’échange co-organisée par l’INRA et l’association de consommateurs CLCV sur le thème : "Consommer de la viande : des enjeux et des impacts multiples"

L’article rend compte de la journée d’information et d’échange co-organisée par l’INRA et l’association de consommateurs CLCV sur le thème : "Consommer de la viande : des enjeux et des impacts multiples" qui s’est tenue le 15 mai 2018 à AgroParisTech. Les consommateurs modifient leurs comportements qualitativement et quantitativement. Attentifs à l’évolution des prix, ils cherchent aussi à être informés sur les produits alimentaires et leurs modes de production, voire à les influencer. Les chercheurs de l’INRA qui étaient présents travaillent sur les caractéristiques nutritionnelles des produits carnés, leur impact sur la santé, les aspects culturels et les déterminants de la consommation, l’économie et l’organisation des systèmes d’élevage, leurs impacts environnementaux, le bien-être animal. De par l’ampleur de ces champs pluridisciplinaires, ils ont pu répondre aux questions que se posent les consommateurs en soulignant la complexité des enjeux agricoles et alimentaires dans une perspective française, mais aussi européenne et mondialisée. La synthèse présentée ici cherche à rendre compte des présentations des chercheurs en intégrant leurs réponses aux questions qui ont été posées par la salle.

Performance des élevages français de vaches allaitantes avec les ateliers d’engraissement italiens

Évaluation de la performance d'un système combiné de production extensive / intensive de viande bovine : le cas des élevages de vaches allaitantes françaises intégrées avec les ateliers d’engraissement italiens

Cette étude visait à analyser la performance du système bovin basé sur l'intégration des élevages extensifs de vaches allaitantes en France (Massif central) et des ateliers d'engraissement intensif à base de céréales du nord de l'Italie. Deux indicateurs ont été pris en compte : l'empreinte carbone (kg eq CO2 / kg de poids vif vendu) et le ratio de conversion alimentaire comestible par l’homme, calculé comme le rapport entre la teneur en énergie des aliments comestibles par l’homme utilisés et la teneur en énergie des produits animaux obtenus (HeFCR). L'unité de référence était le lot (c'est-à-dire un groupe de veaux homogène pour l'origine, la période de finition et la ferme d'engraissement). Nous avons considéré 73 lots de taurillons charolais (4882 têtes), nés en France (Massif Central), vendus à des engraisseurs du nord de l'Italie à 405 ± 13 kg vif après un gain de poids de 1,16 ± 0,13 kg / j et abattus à 729 ± 23 kg vif, après un gain de poids de 1,52 ± 0,09 kg / j pendant l'engraissement. L'empreinte carbone moyenne de l'ensemble du système de production de bovin était en moyenne de 13,0 ± 0,6 éq. CO2 / kg de poids vif, et la phase allaitante (naisseur) représentait 65% des émissions totales. À l'inverse, cette phase allaitante était plus efficace que la phase de finition du bovin italien en termes d'utilisation d’aliments consommable par l’homme, le HeFCR étant en moyenne de 2,9 ± 0,4 et 4,6 ± 0,8 MJ / MJ respectivement en France et en Italie. Par conséquent, nos résultats confirment la complémentarité de ces deux phases effectuées dans deux contextes très différents et la conjonction d’intérêt entre naisseurs et engraisseurs qui explique le développement puis la pérennité de cette filière transfrontalière à partir des années 1970.


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