La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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Lecture d’actualité - « Scandales » à répétition et déconsommation de viande

Le comportement à l’égard de la viande impacté notamment par les scandales et les crises alimentaires

Une étude d’opinion menée par l’Institut Harris interactive en octobre 2016 montre des consommateurs particulièrement sensibles aux questions liées à la qualité et à l’éthique de leur alimentation. Les personnes interrogées indiquent notamment avoir changé de comportement à l’égard de la viande, un tiers des personnes interrogées déclarant consommer moins souvent de viande qu’il y a deux ans et 15% ayant recours à un régime modifié, dont la plupart avec sans ou peu de viande.

« Animal, viande et société : des liens qui s’effilochent »

Compte-rendu du colloque du 31 mai 2016 à Paris

Organisé par le CIV - Viande, Sciences et Société le 31 mai à l’Institut Pasteur (Paris), ce colloque visait à susciter une réflexion sociologique sur les liens qu’entretiennent les hommes avec les animaux d’élevage et leur viande, au regard des évolutions de la société. Tout en constatant une altération de ces liens, il s’agissait notamment d’explorer jusqu’à quel point ceux-ci s’effilochent, de quelle façon, et si cette dégradation est profonde ou superficielle.

Végétarisme et flexitarisme, une tendance émergente ?

Comment appréhender le phénomène, son évolution passée et prévoir son évolution future ?

Le végétarisme, le véganisme ou encore le flexitarisme sont souvent présentés comme de nouvelles tendances de consommation en plein essor dans les médias. Une analyse plus solide s’impose, qui se base sur les données issues des enquêtes existantes en France. Celles-ci diffèrent par leurs méthodologies mais révèlent dans l’ensemble des proportions de végétariens encore faibles. En revanche, les personnes qui réduisent leur consommation de viande, et cela pour différentes motivations, représentent une part non négligeable de la population. Les facteurs de diffusion de ces régimes sont variés et les perspectives laissent imaginer un retour à une situation où la viande, de produit banal et quotidien, redeviendrait un produit d’exception.

Manques à produire et pertes alimentaires dans la filière viande bovine

Estimations des manques à produire et pertes dans la filière bovine de la production à la découpe, en considérant séparément les troupeaux laitiers et spécialisé viande

Les manques à produire et pertes dans la filière bovine ont été analysés de la production à la découpe, en considérant séparément les troupeaux laitiers et spécialisé viande (35 et 65% de la production française). Les dynamiques des troupeaux ont été ajustées sur les données de la base nationale et des taux bruts de mortalité par âge. Une base de données expérimentale d’abattage a été mobilisée. En recoupant le tonnage annuel d’animaux trouvés morts et la population existante, on estimerait les pertes par mortalité entre 17 et 20 kg de viande vive / UGB (y compris les pertes de veaux), soit un manque à produire représentant 2 à 3% du poids vif total du troupeau bovin. Les pertes par transport sont négligeables. A l’abattoir les « saisies » ou coproduit de type C1 qui sont détruits s’élèveraient à 28,8 et 24,0 Kt /an respectivement pour les animaux des troupeaux lait et viande, soit 5,3 et 2,4% de leurs productions respectives exprimée en équivalent carcasse. Les co-produits C3, estimés à 305,7 Kt (laitier) et 510,5Kt (viande) proviennent du process d’abattage d’animaux sains (42%) et de la découpe bouchère ou industrielle (58%). Au vu de cette étude, les principaux efforts pour réduire les manques à produire et pertes alimentaires dans la filière viande bovine se situent au niveau de la réduction de la mortalité des jeunes et au niveau de la réduction des saisies complètes des vaches de réforme en abattoir. Ces deux indicateurs sont particulièrement dégradés pour les animaux issus des troupeaux laitiers par rapport à ceux des troupeaux viande.

Peut-on encore légitimement manger de la viande aujourd’hui?

Les connaissances scientifiques peuvent-elles remettre en cause la légitimité de manger de la viande ?

Les connaissances scientifiques récentes apportent-elles de nouveaux arguments rationnels ou des raisons objectives supplémentaires en faveur ou en défaveur de la consommation de viande ? Voilà la question à laquelle il faut répondre objectivement avant d’affirmer qu’ "Il faut manger de la viande" ou "qu’il ne faut pas manger de la viande".
Or sur ce point, les corpus scientifiques qui étayent les discours apposés à l’élevage et à la consommation de viande font la part belle à des généralisations abusives, aux simplifications et aux autres fausses bonnes idées. Les généralisations abusives concernent le plus souvent l’absence de référence à l’espèce (oubliant ainsi les différences entre monogastriques et ruminants) ou au système d’élevage (oubliant les grandes différences entre les systèmes intensifs et les systèmes extensifs). Les simplifications consistent à ne pas mentionner les méthodes et les conditions des études scientifiques induisant ainsi facilement des extrapolations ou des conclusions erronées. Ces approximations dans le raisonnement conduisent à proposer des fausses bonnes idées qui sont des alternatives à la viande ou aux produits carnés dont les fondements ne sont pas étayés ou très discutables.


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