La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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Compte-rendu du second congrès intitulé "Qualité durable de la viande bovine en Europe"

Compte-rendu du second congrès de Février 2017 intitulé "Qualité durable de la viande bovine en Europe" qui s’adressait à la fois à des scientifiques et des professionnels

Le "Agri-Food and Biosciences Institute (AFBI)" a récemment organisé un workshop européen à Milan pour discuter des principaux défis auxquels la filière viande bovine est confrontée, avec plus de 80 personnes issues de la communauté scientifique ou de la filière au niveau européen. La réunion a été organisée par l'AFBI avec l'Université de Milan et financée par le "UK Science and Innovation Network". L'objectif global de la réunion était de renforcer les liens et les échanges de connaissances entre les scientifiques et les professionnels de la filière à travers l'Europe sur les principaux défis auxquels est confrontée la filière viande bovine. Quatre sessions avec des courtes conférences ont porté sur quatre sujets importants concernant la viande bovine (nutrition humaine, qualité sensorielle, environnement et bien-être animal, valeur ajoutée le long de la filière) tandis que deux ateliers ont permis aux participants de discuter des questions soulevées et de faire part de leurs commentaires. Les conférenciers issus de la communauté scientifique ou de la filière de différents pays d'Europe, des États-Unis, de Chine et d'Australie ont abordé un large éventail de sujets. Cet article présente un résumé de ces présentations et des résultats des ateliers.

Etude prospective des filières viande de ruminants du Massif central à l’horizon 2050

5 scénarios pour anticiper et s’adapter

Cette étude prospective décrit cinq scénarios contrastés des futurs possibles des filières viande de ruminants du Massif central à l’horizon 2050 pour que les acteurs s’y adaptent et les anticipent. Elle fait écho aux questionnements récurrents actuels, face aux risques perçus de baisse de la consommation individuelle de viande, du réchauffement climatique, de la pyramide des âges des éleveurs, et de la part importante des aides dans le revenu liée en partie au prix de vente des produits qui ne couvre plus les charges depuis 1995.
Les cinq scénarios ont été construits dans une démarche de recherche participative et avec l’aide des porteurs d’enjeux du massif. Chacun illustre des logiques cohérentes de fonctionnement et des utilisations du territoire très différentes. Leurs conséquences sur des indicateurs de production, d’emplois, de bilan environnemental ont été quantifiés par une démarche originale alliant expertise, analyse bibliographique et modélisation. La gestion adaptée et raisonnée des prairies et la garantie de la qualité des produits viande sont des points sensibles incontournables dans tous les scénarios. L’analyse transversale de ces résultats contrastés montre également que des opportunités peuvent se révéler pour l’avenir et que de nouveaux collectifs d’acteurs peuvent les faire émerger, s’ils se constituent et fonctionnent.

Lecture d’actualité - « Scandales » à répétition et déconsommation de viande

Le comportement à l’égard de la viande impacté notamment par les scandales et les crises alimentaires

Une étude d’opinion menée par l’Institut Harris interactive en octobre 2016 montre des consommateurs particulièrement sensibles aux questions liées à la qualité et à l’éthique de leur alimentation. Les personnes interrogées indiquent notamment avoir changé de comportement à l’égard de la viande, un tiers des personnes interrogées déclarant consommer moins souvent de viande qu’il y a deux ans et 15% ayant recours à un régime modifié, dont la plupart avec sans ou peu de viande.

Végétarisme et flexitarisme, une tendance émergente ?

Comment appréhender le phénomène, son évolution passée et prévoir son évolution future ?

Le végétarisme, le véganisme ou encore le flexitarisme sont souvent présentés comme de nouvelles tendances de consommation en plein essor dans les médias. Une analyse plus solide s’impose, qui se base sur les données issues des enquêtes existantes en France. Celles-ci diffèrent par leurs méthodologies mais révèlent dans l’ensemble des proportions de végétariens encore faibles. En revanche, les personnes qui réduisent leur consommation de viande, et cela pour différentes motivations, représentent une part non négligeable de la population. Les facteurs de diffusion de ces régimes sont variés et les perspectives laissent imaginer un retour à une situation où la viande, de produit banal et quotidien, redeviendrait un produit d’exception.

Manques à produire et pertes alimentaires dans la filière viande bovine

Estimations des manques à produire et pertes dans la filière bovine de la production à la découpe, en considérant séparément les troupeaux laitiers et spécialisé viande

Les manques à produire et pertes dans la filière bovine ont été analysés de la production à la découpe, en considérant séparément les troupeaux laitiers et spécialisé viande (35 et 65% de la production française). Les dynamiques des troupeaux ont été ajustées sur les données de la base nationale et des taux bruts de mortalité par âge. Une base de données expérimentale d’abattage a été mobilisée. En recoupant le tonnage annuel d’animaux trouvés morts et la population existante, on estimerait les pertes par mortalité entre 17 et 20 kg de viande vive / UGB (y compris les pertes de veaux), soit un manque à produire représentant 2 à 3% du poids vif total du troupeau bovin. Les pertes par transport sont négligeables. A l’abattoir les « saisies » ou coproduit de type C1 qui sont détruits s’élèveraient à 28,8 et 24,0 Kt /an respectivement pour les animaux des troupeaux lait et viande, soit 5,3 et 2,4% de leurs productions respectives exprimée en équivalent carcasse. Les co-produits C3, estimés à 305,7 Kt (laitier) et 510,5Kt (viande) proviennent du process d’abattage d’animaux sains (42%) et de la découpe bouchère ou industrielle (58%). Au vu de cette étude, les principaux efforts pour réduire les manques à produire et pertes alimentaires dans la filière viande bovine se situent au niveau de la réduction de la mortalité des jeunes et au niveau de la réduction des saisies complètes des vaches de réforme en abattoir. Ces deux indicateurs sont particulièrement dégradés pour les animaux issus des troupeaux laitiers par rapport à ceux des troupeaux viande.


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