La revue Viandes et produits carnés

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La qualité sensorielle n’a pas de relation avec la classification des carcasses bovines

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La classification des carcasses bovines ne permet pas de prédire la qualité sensorielle de la viande bovine consommée et appréciée par des consommateurs naïfs

Cette étude démontre que la classification des carcasses bovines pratiquée en Europe a peu de relation avec la qualité sensorielle suggérant que la profession devrait envisager un système supplémentaire pour prédire la qualité en bouche de la viande.

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INTRODUCTION

La variabilité de la qualité sensorielle de la viande bovine est considérée comme un facteur parmi d’autres dans la réduction de la consommation de cette viande (Polkinghorne et al., 2008). En effet, la qualité est souvent perçue comme décevante et irrégulière notamment par les consommateurs français car il n’existe pas de relation nette entre le prix de la viande bovine et le niveau de qualité gustative de cette viande (Normand et al., 2014). C’est pourquoi différentes approches ont été développées pour prédire la qualité sensorielle de la viande bovine, notamment à partir des caractéristiques biochimiques du muscle (Jurie et al., 2007) ou d’autres paramètres (caractéristiques des carcasses, d’abattage, de maturation ou de cuisson) comme dans le système "Meat Standards Australia" (revue de Hocquette et al., 2014). Dans l'Union européenne, les carcasses bovines sont évaluées sur la base de la catégorie d’animal (jeune bovin, taureau, bœuf, génisse, vache), de leur poids, de la classification EUROP (qui comprend deux critères : la conformation et l’engraissement). Ces critères, ainsi que le type racial (lait, viande, mixte) sont à la base de la rémunération des producteurs. De nombreux facteurs influencent la conformation et l’engraissement des carcasses comme par exemple la race, l’alimentation des animaux et le système de production (De Roest, 2015, Soji et al., 2015) ; ces mêmes facteurs sont également susceptibles de modifier la qualité sensorielle de la viande bovine. Il est donc possible qu’une relation puisse exister entre le système européen de classification des carcasses et la qualité de la viande en bouche.

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Effet des ressources alimentaires locales sur les mensurations des carcasses de chevreaux

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Mensurations des carcasses de chevreaux alimentés par des ressources fourragères locales dans les zones arides du sud tunisien

Les ressources alimentaires locales sont bien valorisées dans l’alimentation animale, même si elles n’ont pas d’effet significatif sur les notes de conformation et sur les mensurations linéaires des carcasses des chevreaux. L’éleveur oriente son choix vers l’aliment le moins coûteux et le plus disponible.

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INTRODUCTION

Dans le sud tunisien, la principale viande consommée provient des petits ruminants, particulièrement des caprins. Ces animaux sont mieux adaptés que les moutons à des conditions et des environnements très durs, parce qu'ils ont une meilleure capacité à consommer les ressources végétales les plus riches en parois cellulaires, telles que les arbres et les arbustes et la végétation des parcours. Dans le Sud tunisien, les chèvres issues des populations locales sont principalement élevées pour la production de la viande, ce qui représente environ 75% de la consommation régionale de la viande rouge (Najari, 2005).

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Évolution des races bovines en France : Panorama général

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Amélioration génétique, standardisation, contrôle de la reproduction et développement des races bovines françaises

Cet article décrit l’évolution des races bovines françaises depuis 1789 (date de parution du premier document de référence sur les races bovines en France). Six périodes sont mises en évidence : les populations initiales, l'ère des croisements, la naissance officielle des races françaises, l’époque des races régionales, l’expansion de quelques grandes races et l'évolution contemporaine. Cet article est basé sur l’ouvrage "Races bovines" du même auteur. 

evolution races bovinesINTRODUCTION

Il faut attendre le XIXème siècle pour que le mot "race" soit utilisé dans son acception zoologique actuelle, mais les populations auxquelles il s’applique ne sont nullement ignorées auparavant, au moins pour certaines d’entre elles. Le mémoire de M. de Francourt (1789) intitulé "Observations sur la population des bestiaux et leurs différentes espèces", paru au printemps 1789, constitue le premier document de référence sur les races bovines. Il nous servira de point de départ pour brosser à très grands traits l’évolution de ces dernières jusqu'à nos jours. Nous retiendrons six périodes pour le faire : les populations initiales, l'ère des croisements, la naissance officielle des races françaises, l’époque des races régionales, l’expansion de quelques grandes races, l'évolution contemporaine. Pour en traiter, nous nous sommes notamment inspiré de notre livre "Races bovines" (Denis, 2010).

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Etude prospective des filières viande de ruminants du Massif central à l’horizon 2050

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5 scénarios pour anticiper et s’adapter

Le contexte de production et des producteurs de viande évolue en permanence avec les marchés, la PAC, la réglementation, les attentes sociétales en particulier la place de l’animal. Pour anticiper et s’adapter, 5 scénarios ont été élaborés et décrit, ils représentent différents futurs possibles à l’horizon 2050.

prospective viande ruminants massif central

INTRODUCTION

Composé de tout ou partie de 22 départements essentiellement de moyenne montagne, le Massif central (MC) représente 15% du territoire français sur lequel s’élèvent 44% et 38% des vaches et brebis nourrices françaises, et 14% et 58% des vaches et brebis laitières. Ces filières s’appuient en priorité sur une ressource en herbe abondante. La prairie, permanente ou temporaire, couvre près de 70% de la SAU et structure les paysages (Agreste 2010 et 2015). Le cheptel bovin laitier composé de 0,5 million de vaches produit 2,2 milliards de litres de lait par an. Les 2/3 sont transformés sur le territoire, principalement en fromages avec 22% en filière AOP et 35% en autres fromages (Idele, 2010). Le cheptel ovin laitier a un statut particulier du fait de l’importance de la zone de Roquefort (0,7 million de mères, 45% du fromage produit). Spécialité du massif, les vaches allaitantes représentent 15% du total européen. Elles se répartissent dans les trois grands bassins Charolais, Limousin et Montagne Sud : 1,8 million de mères produisent chaque année 1,5 million d’animaux maigres dont 0,9 million de broutards mâles et femelles sevrés de 9 mois environ, qui sont ensuite vendus pour être engraissés en dehors du massif (mais pour 42% en France). Le cheptel ovin allaitant (1,8 million de mères) produit majoritairement des agneaux de bergerie pour un marché français déficitaire en viande ovine.

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Production de viande et ressource en eau

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Analyse des modes de calcul de la consommation d’eau en élevage bovin et production de viande

Depuis quelques années, la production de viande est accusée de nécessiter d’énormes quantités d’eau. Cet article fait le point sur ce sujet en montrant la réalité des chiffres.

eau elevage

INTRODUCTION

Depuis plusieurs années, de très nombreux médias affirment qu’il faut 15 000 litres d’eau pour produire un kg de viande, suggérant donc qu’à ce titre la consommation de viande est un danger pour la planète, car face au réchauffement climatique il y a un risque de pénurie d’eau. Ce chiffre est même repris, quoique parfois au conditionnel, par des acteurs des filières de l’élevage. Il est repris parce qu’il est inchangé, donc facile à mémoriser, presque considéré comme une constante, alors que l’on sait qu’il existe de très nombreuses manières de produire de la viande. Il a une base scientifique : le calcul de l’ "empreinte eau" des produits agricoles par le "Water Footprint Network" (WFN) (désormais "empreinte eau WFN"). En 2007, ce calcul a permis d’évaluer à 15 497 L la quantité d’eau nécessaire pour produire 1 kg de viande bovine (Hoekstra et Chapagain, 2007), valeur confirmée ultérieurement : 15 415 L selon Mekonnen et Hoekstra (2010) avec une gamme moyenne de 10 244 à 21 829 L (Mekonnen et Hoekstra, 2012). Le détail qui n’est pas mentionné dans les médias, c’est que la valeur de 15 415 L se décompose en 550 L d’eau bleue, 451 L d’eau grise et 14 414 L d’eau verte. L’eau bleue est l’eau de surface ou souterraine consommée, tandis que l’eau grise est une eau virtuelle, provenant d’une estimation de l’eau qu’il faudrait ajouter à l’eau issue des élevages pour la dépolluer. Quant à l’eau verte, responsable de 93% du total, c’est l’eau de pluie évapotranspirée par les surfaces agricoles utilisées par les animaux. On voit donc que l’empreinte eau WFN additionne trois types d’eau de natures différentes, et le WFN qualifie lui-même son empreinte eau de "flux d’eau virtuelle".

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